Nourrir ses plantes
Le volume de terre étant réduit pour les plantes d’intérieur en pot, il faut compléter leur régime.
Mais attention, ce n’est pas la quantité mais la qualité et l’équilibre nutritionnel qui comptent.Les plantes consomment avant tout trois éléments : de l’azote (N), du phosphore (P) et du potassium (K). C’est pourquoi on parle d’engrais NPK, pour les compositions ou ils sont présents.
- L’azote favorise la croissance des parties vertes
- Le phosphore est plutôt utile au développement général et à l’assimilation
- Le potassium favorise la floraison et la fructification.
Les produits varieront donc selon l’effet recherché.
Les compositions sont indiquées sur les emballages dans l’ordre NPK et les mentions « pour plantes à feuillage » ou « pour plantes à fleurs » données par les fabricants sont suffisamment fiables pour les amateurs.Autres éléments, jamais mentionnés car consommés en moindre proportions et presque toujours présents dans le sol en quantités suffisantes : le souffre, le magnésium et le calcium qui jouent un rôle nutritif et énergétique capital.
Sous forme de traces, divers métaux interviennent aussi de façon irremplaçable. Ce sont des catalyseurs indispensables à l’assimilation. Ces oligoéléments sont le zinc, le cuivre, le molybdène, le manganèse, le bore et le fer. Le manque ou l’insuffisance de l’un d’entre eux entrainent des maladies par carence, souvent spectaculaires (comme la chlorose), parfois mortelles. La plupart des engrais modernes en comportent, en dose de soutien. En cas de crise grave, il existe des mélanges de ces éléments, à appliquer par arrosage. Mais avant, demander conseil, car la surdose peut intoxiquer au lieu de guérir.
Les formes d’engrais :
Les engrais liquides : Ils sont déjà partiellement dilués. Respecter les doses et fréquences d’emploi indiquées par les fabricants et appliquer sur un substrat déjà mouillé pour éviter les brûlures. Pour se garder des surdosages, prendre l’habitude d’agir à jour fixe (le 1er de chaque mois par exemple) et de traiter toutes vos plantes. Sinon il est aussi possible de noter sur un calendrier si les besoins de vos plantes sont très différents et ne pas vous y perdre.
Les formules solubles en poudre : Mieux vaut diviser par deux les doses prescrites, mais doubler la fréquence d’application. Préparer le mélange quelques heures à l’avance et agiter régulièrement avant de l’administrer : Ces préparations demandent les mêmes précautions et le même type d’application qu’une formule liquide. Attention, votre contenant de dilution doit être parfaitement étanche, car ces produits, exposés à l’air, se transforment en pâte inutilisable.
Les granulés : Peu agressifs, ils ne provoquent pas de brûlures si on respecte les doses d’emploi. Dosés à la cuillère, ils doivent être répartis le plus uniformément possible. Sitôt après les avoir posés, griffer légèrement le sol et arroser pour limiter les pertes par évaporation. L’eau d’arrosage va les diluer peu à peu.
Les bâtonnets : comprimés géants, ils demandent un strict respect des fréquences d’emploi. Ils sont par contre un peu difficiles à utiliser avec les plantes aux racines denses et fibreuses, qui empêchent de les piquer. Par contre, ils sont pratiques pour les pressés et les distraits. C’est encore l’eau d’arrosage qui assurera leur dilution.
Les engrais foliaires : ils sont surtout destinés à donner un « coup de fouet » à des plantes qui peinent. On les applique par brumisation. Parfaits pour un apport d’oligoéléments, ils ne permettent pas l’assimilation de doses massives de nutriments de base nécessaires à la plupart des végétaux, que seules les racines peuvent véhiculer correctement. Il faut les utiliser en complément très efficace.














