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 Les plantes dépolluantes

 

L’air intérieur de nos maisons ou appartements est 10 à 100 fois plus pollués que l’air extérieur. Les sources de pesticides et produits toxiques sont nombreuses. Peintures, colles, isolants diffusent des produits chimiques. Difficile d’échapper aux matériaux du bâtiment qui offrent un choix considérable de nouveautés…


On sait que les plantes respirent et purifient l’air de ces composés. C’est une solution agréable et peu chère pour oxygéner votre intérieur. Très efficaces, vos amies vertes éliminent la plupart des toxiques. Grâce à elles, l’air que vous respirez sera plus sain pour vous et vos enfants. Elles agrémentent votre cadre de vie tout en protégeant votre santé sur le long terme.

 

 

La phytodépollution


Les plantes sont des êtres vivants qui, comme nous, se nourrissent et échangent avec le milieu extérieur. Leurs feuilles, leurs tiges et leurs troncs absorbent et rejettent des gaz et de la vapeur d’eau. Les racines invisibles ont, elles aussi, ce rôle d’échange essentiel avec le sol et ses composants : minéraux, air et eau.
Paradoxalement, c’est en améliorant l’isolation des maisons que la qualité de l’air intérieur s’est dégradée, altérée par des polluants issus des matériaux de construction et de décoration. C’est la que les plantes vertes interviennent :

 

1 - Par photosynthèse, elles transforment le gaz carbonique en oxygène  

2 - En transpirant, elles favorisent un air moins sec donc plus sain. 

3 - Tandis que leurs feuilles absorbent les produits toxiques volatils, des micro-organismes fixés aux racines participent aussi à la dépollution. Autant de qualités techniques transcendées sous divers habits de verdure.

 

Véritables usines chimiques, les plantes sont capables de transformer les molécules contenus dans l’air, indésirables pour l’homme, de s’en nourrir ou de les stocker dans leurs tissus.


L’action du sol et des racines


Une observation microscopique du sol met en avant le rôle primordial des micro-organismes et les liens qu’ils établissent avec les racines des plantes. Des milliards de bactéries, champignons, algues digèrent les polluants en suspension dans l’eau et l’air pour que les plantes les absorbent sans danger. Grâce à cette coopération, la dégradation est rapide et fourni aux plantes les éléments nutritifs. La texture légère et aérée des terreaux est essentielle pour que la vie s’y développe et que tous les processus chimiques s’accomplissent. Une terre humide et riche dépollue grâce aux micro-organismes qu’elle renferme, à condition de ne contenir aucun pesticide.
La principale puissance de dépollution d’une plante est  liée à sa terre et aux symbioses qu’elle a établies au niveau des racines.

 

L’action du feuillage et des tiges


Les feuilles et les tiges sont les organes les plus visibles des plantes. Liés à la lumière, ils s’organisent pour  en capter le maximum et réaliser la photosynthèse, mécanisme propre aux plantes. Ces dernières sont capables d’intercepter le CO² de l’air pour stocker le carbone et rejeter l’oxygène indispensable aux hommes et à la vie animale.
Une cascade de réactions chimiques à base de carbone s’effectue dans les feuilles pour créer les substances indispensables à la chaine alimentaire.


L’épiderme, ou cuticule, est la protection externe souvent cireuse des feuilles. Semi-perméable, les polluants peuvent la pénétrer et être absorbés et assimilés par la plante.


Les stomates, situés principalement sous les feuilles, ces micro-orifices s’ouvrent et se ferment régulièrement pour réguler les échanges gazeux, d’eau et de nombreux gaz toxiques. Grâce à ces milliers d’orifices, la plante absorbe des molécules toxiques qu’elle métabolise. Par les échanges feuilles-air, la transpiration intense des plantes humidifie l’atmosphère des appartements et la rend plus saine.


Les plantes doivent s’habituer aux polluants. Plus l’exposition est longue, plus elles sont performantes. Les temps d’acclimatation varient de 2 à 8 jours. Elles ne peuvent pas éliminer une concentration importante et soudaine de polluants. La diversité des végétaux est bénéfique et favorise à long terme la bonne santé des humains. Il est difficile de donner un chiffre, mais, en résumé, plus vous aurez de plantes dépolluantes, plus l’air que vous respirez sera léger, sain avec un taux d’humidité idéal.
 

 

 

Comment les plantes dépolluent


La présence de végétaux qui filtrent les polluants est primordiale dans nos appartements où l’air malsain induit des maladies respiratoires. Les plantes sont capables d’éliminer les composés volatils à la toxicité sournoise. Le mode d’action des plantes d’intérieur dépolluantes est, de nos jours, mieux connu scientifiquement. Leurs effets positifs sur le plan humain et du bien-être sont nombreux.


Des travaux scientifiques montrent que les plantes humidifient l’air et réduisent les problèmes de gênes respiratoires, d’asthme et d’irritation de la peau. Avec une présence suffisante de plantes, le taux d’humidité augmente de 4 à 8%, ce qui accroît proportionnellement le bien-être des personnes.


La présence des plantes agit sur la qualité de l’air, des microbes et des germes. Les mauvaises odeurs disparaissent, absorbées par les feuilles et les racines. Il est reconnu que la couleur verte soigne et apaise. Dans les lieux de travail agrémentés de végétaux, la fatigue diminue, tout comme l’absentéisme. Les Norvégiens et les Suédois ont remarqué une augmentation de la productivité des « employés qui sont au vert ».


Dans les appartements, les plantes sont très reposantes. Il faut cependant savoir que certaines d’entre elles sont toxiques par leurs feuilles ou leurs tiges en cas d’ingestion, mais ne présentent aucun danger par leur seule présence. Les allergies aux plantes vertes sont exceptionnelles. Elles ne peuvent se produire que par contact de feuilles ou de sèves irritantes avec la peau. Les anciens évoquaient à tort le danger de dormir avec des plantes vertes. Pourtant elles rejettent plus d’oxygène dans l’air de nos appartements que de CO². N’hésitez donc pas à dormir sous les palmiers !
Les plantes, comme les icebergs, ont une action cachée. Leurs racines en association avec les micro-organismes du sol, sont capables d’absorber de grandes quantités de polluants. Pour être actives, nos plantes d’intérieur doivent vivre dans des terreaux légers, humides et aérés.


Les plantes d’intérieur sont souvent appelées plantes vertes pour l’intérêt de leurs feuillages persistants et colorés. Leurs floraisons sont rares en intérieur. Dans le milieu naturel, les fleurs ne peuvent s’épanouir que sur des plantes âgées. Certaines d’entre elles peuvent vivre longtemps, parfois plus de 50 ans. Les conditions difficiles que nous leur offrons en intérieur limitent, le plus souvent, ce potentiel entre 2 et 10 ans. Cependant, certaines personnes ayant « la main verte » obtiennent parfois des floraisons longues et exceptionnelles. Lorsque vos plantes sont malades, mieux vaut vous en séparer. Auparavant, recherchez l’origine de leur maladie, vous apprendrez beaucoup.

 

 


Efficacité des plantes d’intérieur

 

 

 

 

 

 

Ficus Robusta

 

9

 

Fougère

9

 

Lierre

9

 

Chamaedorea

9

 

Phoenix

9

 

Areca

8

 

Ficus Benjamina

8

 

Schefflera

8

 

Spathiphyllum

8

 

Dieffenbachia

7

 

Dracaena warnecki

6

 

Philodendron

6

 

Anthurium

3

 

Sanseviere

3

 

Aloé Vera

 

2

 

 

  

Principaux polluants

de l’air intérieur

Source de la pollution

 

Acétone

 

Colles, peintures, solvants, isolants, textiles, vernis à ongle

 

Formaldéhyde

 

Produits ménagers, tabac, conservateurs en cosmétique, isolants, colle des panneaux de particules agglomérées, laques, vernis, mousses, laines de verre, colle des carrelages, textiles, désinfectants, photocopieurs.

 

Ammoniac

 

Produits de nettoyage

 

Benzène, toluène, xylène, styrène

 

Gaz d’échappement, peinture, vernis, colles, moquettes, polystyrène, matériaux de construction, plastiques, encres, insecticides, fumées de tabac.

 

Trichloréthylène

 

Solvants, peintures, colles, vernis, détachants, désinfectants, désodorisants, antimites et insecticides.

 

Ethers de Glycol

 

Encres, colles, résines silicones, peintures dites « à l’eau », traitements du bois, herbicides, fongicides, cosmétiques, savons.

 

Organochlorés

 

Insecticides, anti-poux, traitements du bois, anti-parasite animaux.

 

Substances ignifuges

 

Nombreux produits dans la literie et les tissus d’ameublement.

 

Monoxyde de carbone

 

Gaz mortel et inodore qui résulte du mauvais réglage des appareils de chauffage et d’un manque d’aération ou de la fumée de cigarettes.

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