Plante jardin, plante verte d'interieur et d'exterieur et liste de mariage Liste Verte
Liste Verte

   

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Conseils

 

Conseils écolos

 


Planter un arbre  =  - 150  KG de CO2 par an


Victime de stress ? Jetez un oeil par la fenêtre. Si vous voyez des arbres, alors soyez rassuré, car ça va aller mieux. Les études menées par Roger Ulrich, directeur du Center for Health Systems and Design à la A&M Texas University, montrent qu’en regardant  un paysage verdoyant pendant 5 minutes, on peut faire baisser sa tension artérielle et soulager ses tensions musculaires.


Les arbres ont beaucoup d’avantage, pour nous comme pour la planète. Ils absorbent le carbone, refroidissent la planète et nous apaisent. Ils  embellissent nos jardins, apportent de l’ombre à nos maisons et font prendre de la valeur à nos biens (une rue bordée de vieux chênes a plus d’attrait qu’une rue dépourvue de verdure).Un arbre planté de telle manière qu’il fourni de l’ombre pendant l’été ou qu’il coup le vent pendant l’hiver peut réduire vos émissions de carbone de façon significative. Assurez-vous de planter un arbre originaire de la région, afin qu’il soit adapté au climat et à l’environnement.

 

Enfin, les arbres aident notre planète à respirer. Composés de 45 % de carbone, en biomasse sèche, ils constituent d’excellents réservoirs pour les excès de CO2 que nous rejetons. Chaque année, un hectare de forêt absorbe 12 tonnes de dioxyde de carbone et libère 8 tonnes d’oxygène dans l’atmosphère, de quoi satisfaire les besoins d’environ 36 personnes. Un seul arbre planté ne suffira pas à compenser les émissions de carbone d’une maison bien remplie, mais il absorbera assez de carbone pour faire une différence notable sur votre bilan carbone.
 

Douches longues = + 150 KG de CO2 par an

 

Les douches représentent deux tiers des frais de chauffage de l’eau et, pour beaucoup d’entre nous, c’est de l’argent bien dépensé. Rester sous un puissant jet d’eau chaude est un des luxes les plus relaxants de la vie moderne. Néanmoins, pour ceux qui souhaitent garder leur confort tout en protégeant la planète, il existe des pommes de douche à débit réduit, bien plus agréables que leur nom ne le laisse supposer. En introduisant de l’air dans le flot d’eau, elles réduisent le volume d’eau consommé tout en maintenant un jet puissant. Il existe une gamme de pommes de douche de ce type. Certains modèles sont même équipés d’un bouton « stop-douche » qui permet d’interrompre le débit pendant le savonnage. Pour réduire son bilan carbone, on peut aussi avoir recours à un système de douche fonctionnant avec la gravité, ou simplement prendre des douches plus courtes.

 

Chaque minute de douche en moins c’est 80 kg de CO2 économisés. Une petite minute par-ci, une minute par-là….. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

 

Collecte des eaux de pluie = - 2 KG de CO par an


Les récupérateurs d’eau de pluie constituent un excellent moyen de faire des économies d’eau. Vous pouvez en installer sans faire trop de frais, en achetant un tonneau de pluie, équipé d’un robinet intégré pour arroser le jardin, ou installer un système plus complexe qui capte l’eau des toits via les gouttières et les tuyaux de descente. L’eau est filtrée, puis stockée pour un usage domestique. Les dispositifs de grande envergure sont généralement intégrés à la plomberie et envoient l’eau filtrée alimenter les appareils de la maison comme le lave-linge, remplir la chasse d’eau des toilettes ou même la baignoire. Dans ce cas, il est recommandé de confier l’installation à un plombier qualifié, qui veillera à ce que l’eau de pluie et votre eau courante ne se mélangent pas, pour vous éviter de boire une eau n’ayant pas subi tous les tests sanitaires nécessaires. Les systèmes les plus évolués reviennent relativement  chers  à l’achat, mais votre facture d’eau peut diminuer de 50 % tous les mois.

 

Ne confondez pas les eaux de pluie et les eaux grises. Celles-ci correspondent aux eaux usées générées, entre autres, par la vaisselle, la lessive ou la toilette de la personne. Les eaux grises font l’objet d’un intérêt  croissant, et de plus en plus de gens s’interrogent sur leur  recyclabilité. La plupart des experts en sécurité considèrent que ça n’en vaut pas la peine, compte tenu des efforts à fournir et des risques sanitaires potentiels. Si vous stockez cette eau plus de 24 heures, les bactéries s’accumulent, l’eau s’assombrit et devient bientôt croupie. L’eau grise n’est pas une eau propre, et elle nécessite d’importants traitements avec de pouvoir être utilisée pour autre chose que l’arrosage des fleurs ou de la pelouse. Ne vous en servez pas pour arroser les plantes destinées à la consommation.

 

Aspirateur souffleur de feuilles = + 5 kg de CO2 par an

 

Les aspirateurs souffleurs de feuilles ont beau être vendus partout dans le monde, ils ne sont pourtant pas tendres avec  l’environnement. Les modèles alimentés à l’essence rejettent tellement de vapeurs polluantes qu’à côté d’eux, les voitures font figure de purificateurs d’air. En effet, la présence de filtres sur ces appareils n’est pas obligatoire, contrairement aux pots d’échappement des véhicules. Les aspirateurs à moteur 4 temps sont en général moins bruyants et moins polluants que les modèles à moteur 2 temps, mais ils sont aussi plus lourds et moins populaires. Dans les moteurs à 2 temps, de l’huile de graissage est ajoutée à l’essence, et au moins 25% du carburant non brûlé fini rejeté dans l’air sous forme de vapeur. Selon une étude du CARB (bureau des ressources en air de Californie), ces modèles causent autant d’émissions d’hydrocarbures en une demi-heure qu’une voiture de 1995 sur un trajet de 150 kilomètres. Certes, des améliorations ont été apportées à ces appareils au cours des dernières années, mais une seule heure d’utilisation consomme quand même un demi-litre d’essence. C’est là un gaspillage important pour une tâche qu’il est presque aussi simple d’effectuer manuellement, avec pour tout équipement un grand sac et un râteau.
 

Courrier Publicitaire = + 45 Kg de Co2 par an


Le courrier publicitaire est un fléau mondial, un désagrément et un incroyable gaspillage de papier qui remplit votre boîte aux lettres et vous fait perdre du temps avec des catalogues dans lesquels vous ne passerez jamais commande, des offres financières auxquelles vous ne souscrirez jamais et tout un tas d’autres lettres sans intérêt. Chaque année, les Français reçoivent 10 kg de prospectus par personne ; les Britanniques reçoivent environ 4 kg par personne. Et un Américain reçoit 12 kg de papier par an (avec 11 courriers publicitaires par semaine).  Au total, ce problème coûte 110 millions d’arbres par an à la planète.

 

Où que vous habitiez, il existe des moyens de faire cesser ce flot de courrier indésirable. Informez les personnes vendant vos coordonnées que vous souhaitez être retiré de leurs listes de diffusion. Les entreprises de marketing collectent les informations personnelles des gens partout dans le monde. Si vous ne souhaitez pas faire partie de leurs bases de données en perpétuelle expansion, contactez-les et demandez-leur de supprimer vos coordonnées. Ou si une enseigne particulière vous envoie des courriers que vous n’avez pas sollicités, prenez contact directement auprès d’elle. Vous pouvez aussi fournir une adresse e-mail à la place de vos coordonnées postales pour continuer à recevoir les envois tout en réduisant  les émissions de carbone inutiles.
 

Presse en ligne  = -260 kg de CO2 par an


Les journaux constituent un véritable gouffre énergétique. La publication d’une tonne de journaux nécessite plus de 30 000 litres d’eau (soit 1500 litres d’eau par an, pour un lecteur assidu d’un quotidien) ; et environ 4000 kWh d’électricité (soit 200kWh, pour le même abonné) : de quoi alimenter une maison avec trois chambres pendant un an, ou encore de couvrir les besoin en chauffage et en refroidissement d’un foyer moyen pendant six mois. Or nous sommes nombreux à lire quotidiennement la presse : 14 millions au Royaume-Uni, près de 23 millions en France et 55 millions aux Etats-Unis. Au final, cela représente environ 45 kg de journaux par personne et par an.

 

Le recyclage économise 23 Kg de CO2 par personne et par an, mais on peut faire bien mieux en lisant la presse sur internet. La plupart des grands quotidiens proposent gratuitement une édition en ligne comme Le Monde, France Soir, Le Parisien ou Sud Ouest, et de nombreux lecteurs ont désormais adopté la version virtuelle. Si les ventes des journaux ont quelque peu baissé, le lectorat, en revanche, n’a jamais été aussi nombreux.

 

Plats et aliments préparés = + 20 kg de CO2 par an


Dans nos vies de consommateurs pressés, il est souvent difficile de trouer le temps de faire la cuisine, ne serait-ce que pour préparer des légumes. C’est regrettable, car les plats tout prêts et les aliments en conserve contiennent plus de sodium et plus de graisses que la nourriture maison, sans compter qu’ils nécessitent  davantage d’emballages. Plusieurs études récentes montrent que les avantages de la cuisine maison vont au-delà de ce que l’on imagine. Ainsi par exemple, les enfants dînent avec plus d’appétit quand ils ont participé à la préparation du repas.

 

Si l’idée de ne plus manger (ou même seulement de moins manger) de plats et aliments préparés vous terrifie, pensez à ce qu’on vécu Colin Beavan et sa famille. Résidant à New York, Colin et son épouse Michelle étaient l’incarnation même de la vie citadine moderne. Tous deux travaillaient à plein temps et commandaient des plats tout prêts pour la plupart de leurs repas. Michelle, journaliste pour le magazine Business Week, cuisinait si rarement qu’elle avait même un jour appelé la compagnie d’électricité pour savoir comment allumer son four.  Aujourd’hui, cette famille fait l’objet d’un projet de livre et de documentaire : pendant un an, les Beavan ont renoncé à toute forme d’alimentation  préparée, aux transports motorisés, au plastique, au papier, à la télévision, au café, et même au papier toilette. Ils ne mangeaient plus que des aliments produits dans un rayon de 400 km autour de Manhattan. Le but de leur expérience, appelée « No impact », était de vivre une année entière sans générer de carbone ni de déchets. Au passage, Colin a perdu 10 kg. Voilà une histoire qui devrait nous aider à relativiser… Le blog no impact

 

Plantations maison = - 20 kg de CO2 par an


Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la polémique sur les kilomètres alimentaires ? Nous importons une trop grande partie de notre alimentation, au point que chaque aliment parcourt en moyenne plus de 2000 kilomètres avant de se retrouver dans notre assiette ; et ceci contribue grandement au réchauffement climatique. Cultiver votre propre nourriture peut vous permettre de réduire notablement votre bilan carbone. Même si vous n’avez pas de jardin, vous pouvez cultiver toute une variété d’herbes et de légumes dans des jardinières, en intérieur ou sur votre balcon. Commencez juste avec quelques plantations en pot, ou par un petit espace de culture de votre jardin, pour voir si vous avez la main aussi verte que l’est votre démarche.

 

L’un des avantages majeurs qu’il y a à faire pousser ses propres légumes, c’est que l’on peut cultiver des espèces qu’on ne trouve pas chez les marchands de primeurs. Chicorée scarole Cornet d’Anjou, ail rocambole, courgette ronde de Nice, les noms sont aussi savoureux que les produits. Faro, Frida et Lloyd George sont trois variétés différentes de framboises, ayant toutes une forme, une taille, une couleur et un goût agréable. Pour améliorer vos résultats, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’autres jardiniers de votre entourage. Préférez des espèces adaptées au climat local. Les supermarchés choisissent des variétés de fruits et de légumes faciles à stocker et qui se conservent bien, ce qui ne correspond pas nécessairement aux produits ayant les meilleures qualités gustatives. Dans un tout autre registre, les variétés anciennes, voire oubliées, sont cultivées à partir de semences transmises de génération en génération et offrent, en règle générale, un goût plus marqué et plus agréable que leurs successeurs modernes.
 

Papier absorbant = + 70 Kg de CO2 par an


Vous venez de vous laver les mains dans les toilettes d’un restaurant. Deux options s’offrent à vous : des serviettes absorbantes en papier, ou le sèche-mains électrique. Vous hésitez : quel est le plus écologique ? Le calcul est compliqué car il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, mais une récente étude indique que le papier absorbant est responsable d’environ trois fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le sèche-mains électrique. Il génère également sept fois plus de gaz polluant participant au smog, selon un rapport publié en 2001 par le groupe Environmental Ressource Management.


La fabrication du papier essuie-tout nécessite des carburants fossiles et des agents de blanchiment, et elle émet des gaz à effet de serre. Mieux vaut donc utiliser une éponge pour essuyer les surfaces, car celle-ci est réutilisable un grand nombre de fois. Si vous achetez du papier absorbant, préférez un produit recyclé, qui a été fabriqué avec moins d’eau et d’énergie, et qui a causé moins d’émissions de carbone. Vérifiez le pourcentage de matériaux recyclés, car si certaines marques en contiennent beaucoup (90%), d’autres se prétendent écologiques avec des taux pourtant très faibles (5%).

 

Papier recyclé = -50 kg de CO2 par an


Il y a plein de bonnes raisons d’acheter du papier recyclé et de recycler le papier que l’on achète. Chaque jour, on jette plus de papier que n’importe quel autre matériau. Le papier représente un tiers de nos déchets. D’après l’EIA, l’agence américaine de l’information sur l’énergie, les journaux occupent à eux seuls 15% de l’espace dans les décharges, tandis que les papiers utilisés pour l’emballage représentent une part supplémentaire de 15 à 20%.


Le papier recyclé économise les ressources. Par rapport à la pâte vierge, il consomme 35% d’eau en moins, 10 à 30% d’énergie en moins, et produit 75% de pollution atmosphérique en moins. Ainsi en recyclant 1 kg de papier, vous économisez 0,9 kg d’émissions de CO2. Et pour chaque rame de papier que vous remplacez par du papier recyclé, l’économie est de 2 kg de CO.

 

Pour blanchir le papier, on utilise notamment du chlore. Ce polluant est reconnu comme cancérigène, et toxique pour les environnements aquatiques. Le chlore intervient dans le traitement du papier vierge comme dans celui du papier recyclé, mais il existe des substituts moins toxiques. Choisissez des blocs et des rames de papier portant la mention TCF (totalement exempt de chlore) ou PCF (traité sans chlore) pour avoir la garantie que le papier que vous achetez n’a pas subit de traitement au chlore.
 

Cheeseburgers = + 3 kg de Co2 par an


Si vous aimez les hamburgers, vous n’êtes pas un cas isolé. Les Américains en consomment en moyenne trois par semaine, soit 150 par an – pendant que les français en consomment 1.5 par an ! Un seul  hamburger ne produit pas d’émission majeure de CO2 si vous le mangez chez vous (c’est moins de 0.2 kg), mais ce chiffre est beaucoup plus élevé dans le fast-food du quartier.

 

Une mesure détaillée du coût du carbone pour ce qui entre dans la composition d’un cheeseburger (de l’énergie utilisée pour produire le lait servant à faire le fromage au coût de la mise en conserve des concombres) paraît quelque peu inattendue, mais c’est pourtant ce qu’ont réalisé l’université de Stockholm et l’institut suisse de technologie dans le cadre d’une étude conjointe publiée en 2000. Il en ressort que l’énergie totale consacrée à la production d’un cheeseburger varie entre 7 et 20 mégajoules selon les méthodes industrielles utilisées. Si on ajoute à cela les gaz à effet de serre produits par le fonctionnement du fast-food et le carbone consommé pour s’y  rendre en voiture, on arrive à un coût de 2.8 à 3 kg d’émissions de carbone pour manger un simple cheeseburger au fast-food du coin. Et vous n’avez même pas encore compté les frites.
 

Alimentation bio = - 450 kg de CO2 par an


Si seulement un quart de vos produits frais sont bio, vous pouvez économiser 450 kg de dioxyde de carbone par an. Avec le développement des mouvements écologiques, les ventes de  produits  bio se sont envolées. Aux Etats-Unis, elles gagnent 17 à 20%  par an contre 2 à 3% pour l’alimentation traditionnelle. Au Royaume-Uni, le marché bio a littéralement explosé, affichant une croissance de 20% par an et de 30% en 2006. En Allemagne et en France, il progresse de 10 à 12% par an.


L’un des avantages de cette croissance, c’est que de nombreux produits bio sont devenus plus accessibles. Par rapport à il y a cinq ans, on peut désormais acheter beaucoup plus facilement des aliments bio sans se ruiner. Malheureusement, moins cher ne signifie pas forcément mieux. Certains produits bio importés sont parfois moins chers que leur équivalent cultivé localement, mais le coût de carbone lié à leur transport fait qu’ils sont bien plus nuisibles à l’environnement. Les fruits et légumes bio sont produits sans pesticides, ni engrais artificiels, sans contact avec les eaux usées, et ils ne contiennent pas d’additifs alimentaires.les animaux issus de l’élevage biologique sont nourris sans antibiotiques ni hormones de croissance. Dans la plupart des pays, les produits bio ne peuvent pas être génétiquement modifiés. Certaines des substances chimiques présentes dans les pesticides et les hormones de croissance ayant été reliées au cancer, au moins chez les souris et les rats, les scientifiques considèrent l’alimentation bio comme meilleure pour la santé. Des études suggèrent également que les aliments bio contiennent davantage de vitamines que leurs homologues dits conventionnels puisque la qualité des sols favorise la bonne santé des cultures. Ces relations sont cependant complexes et nécessitent des études plus approfondies pour être attestées. En revanche, le lien entre les produits bio locaux et la réduction des gaz à effet de serre est clair comme de l’eau de roche.

 

Extinction des feux = -300 kg de Co2 par an


Vous pouvez économiser 440 kg de CO2 par an rien qu’en pensant à éteindre les lumières quand vous quittez votre bureau. Demander à ce que les éclairages soient équipés de détecteurs de mouvement est également une bonne idée, l’installation est amortie à terme.
Si les gens oublient souvent d’éteindre les lumières, il peut être intéressant de lancer une campagne à l’échelle de l’entreprise, avec la mise en place de panneaux de rappel dans les locaux ou l’intervention d’un expert pour aborder les questions environnementales. On peut également désigner un responsable des extinctions, chargés de faire le tour des bureaux après le départ de tous les employés pour éteindre les lumières encore allumées ou les appareils encore sous tension.

Chaque année au Royaume-Uni sont organisés les « 100days of carbon clean up », une vaste opération de sensibilisation aux gestes simples, comme l’extinction des lumières, qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Organisé par le CISBE, l’Institut des ingénieurs spécialisés dans l’infrastructure des bâtiments, cet évènement national se tient de septembre à décembre. En 2007, plus de 700 entreprises y ont pris part. L’un des principaux objectifs de cette initiative est de les amener à évaluer leur bilan carbone et les aider à trouver des mesures peu coûteuses pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La société  Fulcrum Consulting, qui raconte sa démarche dans un carnet de bord publié sur le site internet de la BBC, a réussi à diminuer son bilan carbone de 30% en 14 semaines, soit une économie de 3 .9 tonnes de CO2.

Climatisation = +300 kg de C2 par an


Monter dans une voiture transformée et étuve par un jour de grosse chaleur semble une raison valable de brancher la climatisation. Pourtant en réduisant de deux tiers votre usage de l’air conditionné, vous pouvez économiser 300 kg de carbone par an. Quant à ceux qui prétendent que la résistance de l’air liée à l’ouverture des fenêtres engendre une surconsommation équivalente à celle de la climatisation, ils se mettent le doigt dans l’œil. Les études montrent qu’en roulant à 110 km/h sur l’autoroute avec toutes les vitres baissées, la consommation de carburant diminue de 2 à 3 %, alors qu’elle grimpe de 15% avec l’air conditionné.
Le calcul est vite fait.

Four à micro-ondes = - 30 kg de CO2 par an


Le four à micro-ondes est un appareil pratique et efficace qui fait gagner du temps, qui fait économiser de l’énergie, et réduit les émissions de carbone. Une étude réalisée par l’ACEEE (Conseil  américain pour une économie intégrant l’efficacité énergétique) estime qu’un four à micro-onde consomme 66% d’énergie de moins qu’un four traditionnel, puisque seule la nourriture est chauffée (et non le four entier). Ainsi, en réalisant un quart de votre cuisine avec le four à micro-ondes, vous réduirez votre bilan carbone de 30 kg par an.

On ne peut pas se servir du four à micro-ondes pour tous les plats. Mais pour certains, il se révèle au contraire parfaitement adapté. Il permet par exemple de cuire les légumes à la vapeur, de cuire les pommes de terre en cinq minutes (60 secondes par pomme de terre) et de faire bouillir de l’eau très rapidement quand on est pressé. Quand aux craintes pour la santé, aucune des études menées au cours des dernières décennies n’a pu mettre en évidence d’éventuels effets cancérigènes du four à micro-ondes. Les centres américains et britanniques de recherche sur le cancer (American cancer Society et Cancer Research UK) s’accordent sur le fait que le four à micro-ondes ne présente aucun danger. Enfin, durant les mois d’été, l’utilisation de petits appareils de cuisson, comme le four à micro-ondes et le grille pain, affecte moins la consommation des appareils de climatisation que le four traditionnel, qui chauffe toute la cuisine et les pièces adjacentes. Rappelez-vous aussi qu’un entretien régulier de votre four micro-ondes (et notamment le nettoyage des éclaboussures) favorise son efficacité.

Parasol chauffant = + 50 kg de CO2 par an

 

Le parasol chauffant est l’un des appareils les plus inefficaces qui aient jamais existé. Son seul bidon de propane doté d’une puissance de 12,5 kW rejettera environ 32 kg de CO2 avant d’arriver à épuisement (après environ 13h). Cela équivaut à l’énergie nécessaire pour faire chauffer environ 5200 tasses de thé (soit 400 tasses par heure de fonctionnement). Les parasols chauffant diffusant la chaleur directement dans l’air, on estime qu’une bouteille de gaz standard de 13 kg chauffe une surface extérieure de 25 m² pendant 12 heures, alors qu’utilisée à l’intérieur dans un radiateur à gaz, elle pourrait chauffer la même surface pendant 10 fois plus longtemps. L’ironie de la chose, c’est que les parasols chauffants sont encore plus populaires durant les mois chauds de l’année, en juillet et en août. La pollution qu’ils dégagent est telle que les voitures passeraient pour écologiques en comparaison. Car contrairement aux véhicules à moteur, ces appareils chauffants ne sont pas équipés de filtres réduisant les gaz à effet de serre qu’ils produisent, notamment le dioxyde de carbone et les oxydes d’azote. Selon Tony Jupiter, directeur des Amis de la Terre, « il semble difficile de concevoir un objet capable d’infliger plus de dommages gratuits à l’environnement qu’un parasol chauffant ». il ajoute que ces appareils « gaspillent l’énergie en la libérant directement à l’air libre ».

Compost = -280 kg de CO2 par an

 

Fabriquer du compost à partir de vos déchets « verts » (déchets organiques biodégradables) présente de nombreux avantages. Cela allège la quantité de déchets que vous jetez à la poubelle, ce qui réduit au final l’utilisation des véhicules de transport. De plus, le compost maison que vous obtenez vous évite d’acheter des engrais artificiels. Et cela évite également à certains déchets les plus nocifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre de finir dans les décharges. Un foyer rejetant une poubelle d’ordures par semaine est responsable de l’émission annuelle d’environ 1400 kg de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, un chiffre que vous pouvez réduire de 20% si vous mettez au compost tous les déchets verts de la cuisine et du jardin. Le compost peut dégrader certains résidus auxquels vous n’auriez pas pensé : serviettes en papier, papier déchiqueté, carton, sacs d’aspirateur, couches biodégradables ou objets en plastique de maïs. Si vous craignez de manquer d’espace, équipez-vous d’un composteur compact où vous saupoudrerez du bokashi, un composé japonais qui décompose rapidement la matière et évite les odeurs déplaisantes.

 

Si vous ne fabriquez pas de compost et que vos ordures vont directement à la décharge, tous les déchets organiques sont dégradés par des microbes pour produire un mélange de dioxyde de carbone et de méthane. Le méthane accélère le réchauffement climatique et son potentiel de réchauffement global est de 21 fois plus important que celui du dioxyde de carbone. Pour compenser les excès de méthane, certains sites de traitement des déchets en détruisent une partie, mais le reste est libéré dans l’atmosphère. En mettant au compost tous vos déchets de jardin et de nourriture, vous pouvez réduire de 5 kg les émissions naturelles de méthane, ce qui équivaut à plus de 100 kg de dioxyde de carbone. Si tous les membres d’un foyer en font autant, cela permet d’économiser 13 kg de méthane, soit 280 kg de dioxyde de carbone. Bien sûr, s’il existe un programme de recyclage des déchets verts dans votre  région, il y a des chances que vos déchets organiques servent à la fabrication du compost. La seule différence, c’est que ce n’est pas votre jardin qui en tirera les fertiles bénéfices.

Eclairage extérieur = +230 kg de CO2


Optimiser l’efficacité de votre éclairage extérieur peut vous faire économiser de l’énergie, de l’électricité et de l’argent, tout en réduisant la pollution lumineuse qui perturbe la faune et la flore.
De nombreux moyens sont à votre disposition pour améliorer votre éclairage extérieur. Parmi les plus simples, le remplacement de vos ampoules traditionnelles par des ampoules fluo-compactes et l’installation de minuteries et détecteurs de mouvements, qui évitent de laisser les lumières allumées en permanence et diminuent ainsi votre bilan carbone de 230 kg par an.
Vous pouvez également équiper vos lampes de réflecteurs ou les coiffer de cônes adaptés, de façon à diriger toute la lumière vers le bas, plutôt que d’en perdre une partie diffusée vers le ciel. L’éclairage gagne alors en intensité, ce qui peut vous permettre de supprimer certaines sources lumineuses.
Les gouvernements commencent à s’intéresser au problème de la pollution lumineuse et réfléchissent à des mesures plus strictes en matière d’éclairage. Le Chili et la République tchèque font ainsi partie des pays ayant adopté des lois dans cette optique, de même que certaines régions italiennes et quelques Etats américains.

Plantes économiques = - 40 kg de CO2 par an

 

L’un des moyens d’économiser de l’eau est de planter des végétaux adaptés au climat naturel et ne nécessitant pas trop d’entretien. Bien que certaines variétés d’herbes n’aient pas besoin de beaucoup d’eau ou d’engrais, il existe de meilleures options qu’une pelouse bien entretenue pour préserver l’environnement. L’idéal est d’avoir un jardin de plantes et de fleurs sauvages, constitué d’espèces indigènes ou adaptées aux conditions météorologiques locales. Aménager  ce type d’espace demande à peu près autant d’efforts que n’importe quel autre jardin, avec l’avantage qu’une fois fleuri, il devient une réserve de nourriture et un refuge de tranquilité pour la faune locale, papillons, oiseaux, crapauds et autres créatures. Pour connaître les espèces indigènes et les espèces envahissantes – donc indésirables- de votre région, renseignez-vous auprès des conservatoires d’espaces naturels, des parcs nationaux ou des chambres d’agriculture.

 

Si vous vivez dans une zone ou le climat est sec, sachez qu’il existe beaucoup d’espèces qui consomment peu d’eau, et elles n’ont pas forcement l’air tout droit sorties du désert. Si vous n’aimez pas les cactus, les pins ou les plantes grasses aux petites feuilles duveteuses, tournez-vous vers des arbres robustes, des plantes aromatiques ou des fleurs délicates, comme le genévrier, la capucine, la sauge, l’iris, le thym, le crocus, la lavande, la primevère, le yucca, le coquelicot ou le mimosa, qui ne craignent pas les milieux secs et ensoleillés.

Tondeuse à essence = + 35 kg de CO2 par an


Qu’est ce qui pollue le plus pendant une heure : vous tondez votre pelouse par une belle matinée ensoleillée ou onze voitures roulant à plein gaz sur l’autoroute ? si vous avez répondu la deuxième proposition, vous faites fausse route.
Rien qu’aux Etats-Unis, les appareils de jardinage consomment 64 millions de litre d’essence, ce qui représente encore plus que le de pétrole que la quantité déversée par l’Exxon Valdez lors de son  naufrage dans le golfe d’Alaska. Une tondeuse à essence peut produire autant de composés organiques volatils ou COV (qui sont des gaz à effet de serre) en une heure qu’une voiture parcourant 550 kilomètres. Et les tracteurs tondeuses sont bien pires encore que les tondeuses que l’on pousse : ils dégagent autant de COV que 34 voitures fonçant sur l’autoroute.
Si les tondeuses à gazon sont si polluantes, c’est parce qu’elles ne sont pas dotées de pots catalytiques. Ce dispositif dégage en effet beaucoup de chaleur, et les experts en sécurité estiment que cela pourrait mettre le feu à l’herbe ou aux broussailles. Il se peut néanmoins que les tondeuses à essence soient équipées de pots catalytiques au cours des prochaines années, mais d’ici là, les tondeuses électriques sont bien plus économiques. Moins bruyantes, elles ne consomment que quelques euros d’électricité par an et ne nécessitent pas de réglage de moteur. Qui plus est, la législation n’impose pas aux tondeuses à essence des filtres aussi performants que ceux des voitures ou que les autres types de véhicules, ce qui fait qu’elles sont beaucoup plus polluantes que leur taille laisse imaginer. La solution idéale pour tondre votre pelouse, en particulier si vous n’avez pas un très grand jardin, reste d’utiliser une tondeuse mécanique qui n’a pas besoin d’électricité, n’emet pas de carbone et n’a jamais besoin d’essence.

Toiture végétalisée = -1000 kg de CO2 par an


L’intérêt majeur de l’installation d’une toiture végétalisée (c'est-à-dire volontairement couverte de végétation), c’est qu’elle permet de réduire les dépenses de chauffage et de refroidissement de votre maison, car le tapis de verdure rafraîchit l’air extérieur tout en assurant une meilleure isolation thermique de l’habitation. Mais cet avantage est seulement l’arbre qui cache la forêt de tous les bienfaits engendrés. Un toit végétalisé limite également les poussières et le brouillard polluant, atténue le bruit et fourni un habitat naturel à la faune locale.

Un toit vert peut être constitué de végétaux à feuilles caduques ou persistantes et s’adapte à presque tous les toits ayant un angle d’inclinaison inférieur à 45° (au-delà, on est confronté à des problèmes de drainage et d’entretien). Sa structure est composée de quatre niveaux : au fond, une membrane imperméable résistant aux racines, pour éviter que les plantes en poussent au travers ; puis une couche de drainage qui évacue l’eau excédentaire ; ensuite, une strate de filtrage qui assure le bon maintien du sol et empêche l’engorgement du système d’évacuation de la couche d’en dessous ; enfin, la couche supérieure, où l’on place les semences de diverses variétés durables, sedums (plantes grasses), herbes et plantes coure-sol notamment.

En général, un toit végétalisé coûte deux fois plus cher à installer qu’un toit classique. Renseignez-vous aussi sur les frais d’entretien auprès de votre fournisseur. Sachez néanmoins que même un toit à faible entretien nécessite un minimum de soin et d’attention.

Excès d’emballages = +1 100 kg de CO2 par an


Entre 1970 et 2005, la quantité moyenne d’ordures ménagères par personne a grimpé de 102%. Elle a connu une augmentation de 20% au cours des 15 dernières années, et ce malgré une prise de conscience croissante des problèmes écologiques. Aujourd’hui, chaque Américain génère 730 kg de déchets par an, et chaque Européen en produit  590 kg.

 

Où que vous habitiez, vous pouvez réduire la quantité de déchets que vous jetez chaque année en évitant les produits emballés. Chez votre épicier ou au rayon fruits et légumes de votre supermarché, n’utilisez pas de sacs plastiques pour les petits articles comme les concombres, les gousses d’ail ou les citrons, et pour les autres, apportez vos propres sacs. Evitez les emballages mixtes (par exemple, papier doublé de plastique et d’aluminium) qui comprennent plusieurs matériaux et sont plus difficiles à recycler. Achetez moins d’aliments préparés, ils contiennent davantage de sodium et utilisent plus d’emballage. Lorsque vous avez un envoi à faire, recyclez les chips de polystyrène et le papier bulle que vous aurez mis de côté.

 

 

 

 

 

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