Choisir son terreau
Choisir de la terre pour ses plantes est une opération facile qui demande juste une bonne connaissance des besoins de chaque plante, pour ne pas se tromper de terreau au moment de l’achat.
Les mélanges bien adaptés
La terre est essentielle à une bonne croissance des plantes d’intérieur : elle doit permettre un bon drainage, une bonne circulation de l’air tout en apportant les éléments nutritifs nécessaires à un bon développement.
On trouve dans le commerce des mélanges bien équilibrés destinés à la culture des plantes d'intérieur. Hormis quelques plantes très spécifiques telles que les orchidées, les broméliacées, les bonsaïs ou les azalées qui ont besoin de mélanges très particuliers, la plupart des végétaux poussent très bien dans ces mélanges déjà prêts. Beaucoup de plantes sont élevées en serre, avec des soins particuliers ce qui peut entrainer des problèmes d’adaptation quand elles arrivent chez vous. Dans ce cas, il ne fait pas hésiter à les rempoter dans un substrat plus riche.
De quoi sont composés les mélanges ?
La terre franche -ou terre de jardin- est plus ou moins calcaire. Elle est généralement trop lourde et trop compacte pour être employée pure. Il faut bien vérifier qu’elle ne contient ni mauvaises herbes ni larves ou vers.
On la mélange souvent au terreau de feuilles résulte de la décomposition des feuilles mortes ou avec de la tourbe brune broyée et tamisée. Le terreau s’humidifie facilement mais se dessèche aussi très vite, formant une masse compacte qui rend difficile la réhydratation. C’est pourquoi il ne faut pas l’utiliser seul mais toujours en mélange.
La tourbe blonde est une substance très légère qui retient plusieurs fois son volume d’eau. Elle est extraite des terrains marécageux. On peut l’utiliser pure pour les boutures ou les semis mais elle n’est pas assez nutritive pour la bonne croissance d’une plante. Lorsqu’on la mélange à du terreau, il faut l’humidifier et bien l’émietter pour que le mélange soit homogène ;
La terre de bruyère est une terre très légère et acide, dans laquelle on trouve une certaine proportion de sable. Il est rare de l’employer toute seule sauf pour les plantes dites « de terre de bruyère » telles que les azalées, les hortensias ou les gardénias. Elle est le plus souvent mélangée à de la tourbe et à du terreau de feuilles. Ce mélange est donc pauvre et il ne faut pas oublier de nourrir avec des engrais la plante rempotée dans ce type de substrat.
On peut aussi ajouter :
Du sable de rivière : indispensable au mélange à cactées (dans le quel on le trouve à 70 %), car il assure un meilleur drainage, permet l’aération de la terre et assure une bonne infiltration de l’eau d’arrosage.
L’argile expansé : conditionnée sous forme de billes plus ou moins grosses, de taille irrégulière, ultralégères car de l’air a été introduit dans l’argile. Elles sont utilisées pour l’hydroculture. Mélangées à un terreau pour plantes d’intérieur, elles permettent à la fois de retenir l’eau mais aussi de bien aérer les racines. On peut aussi les utiliser pour recouvrir la terre des pots, cela conservera mieux l’humidité et, si vous avez des animaux, cela les empêche aussi de gratter la terre.
L’écorce de pin broyée : conditionnée en morceaux de différentes tailles, on l’utilise beaucoup pour la culture des orchidées et des broméliacées car elle se rapproche de leur milieu naturel (le tronc des arbres).
La perlite et la vermiculite : fabriquées en polystyrène expansé, elles aèrent les mélanges terreux. Ce sont de minuscules particules ultralégères, qui retiennent bien l’humidité.
Et pour agrémenter la terre vous pouvez utiliser des billes d’argile, des gravillons colorés ou non, de la mousse des bois, des écorces ou des lichens naturels, des coquillages…..tout cela peut apporter une touche originale et décorative selon l’ambiance de votre pièce.














